Très lent le sang


Très lent le sang,

Si sirupeux,

Coule et bouillonne

De crise en flaque.


Par les sens,

Une histoire.

Des injures,

Parjures.


Croise et vénère,

Dans ton tournoiement,

Ces rêveuses voilures,

Échancrées,

Qui claquent au Ponant

Comme éclatent les vagues.


As-tu retardé tes chimères

Jusqu'au couchant

Pour les mieux disperser

De ton vivant ?


L'épopée, la cabale,

Par les lois du silence,

A déchaîné soudain

Dans un tourment banal

De tous tes renoncements

Les vices engloutis.



F. VERMEULIN

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