Blanche

Robe blanche qui danse et se soulève,

sous la lueur blanche d'un projecteur.

Un bout de corps, un bout de cœur fendu en deux.

La vie est laissée sur le sol.

Elle traîne, du bout du pied je la frôle.

 

Je sors patte blanche, je ne veux aucun mal.

Cette violence gestuelle épuisante, apaisante,

elle m'envahit, elle est pesante.

Nuit blanche, je surveille au loin mes rêves.

Je les guette, les défie; ils m'encombrent.

La route semble longue, peu importe si j'avance.

 

Et les étoiles brillent, et mes rêves vacillent, je veux crier, me battre et me débattre jusqu'à tomber par terre, me traîner en enfer, quitte à me brûler la peau. La musique qui raisonne m'attrape puis me rejette,

un rythme effréné, mon esprit égaré… Je vais mourir.

 

Souris blanche je suis poursuivie par mon passé.

Un gros chat noir que je voudrais oublier.

Ce soir, il sort de ma mémoire  par la grande porte.

Ce soir se conjugue au présent.

Je ne sais plus si je l'aime-je n'aime peut-être pas.

Ma tête n'a pas le cœur à ces choses là.

 

Les armes blanches m'ont déjà poignardé.

C'est ça que je veux oublier. C'est pour ça que je ne veux plus penser.

Alors parle moi de blanc, de noir et de gris-

chante-moi les couleurs.

Cette nuit je fais le mélange, tant pis si ça fait peur.



Julie


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