Je ne fais que passer...

Fantôme de l'amour ou bien vision divine
Deux secondes c'est trop court pour qu'on le devine.
Trottoirs opposés, regards croisés
Croiser, décroiser tous ces mystérieux passants.
Allers, retours, aller sans détour vers un but en suspend
C'est comme ça la vie de tous les jours, on y prête même plus attention.
Moi je t'ai montré au milieu de la foule, tu ne m'as pas regardé, c'est trop tard, et pas d' lézard puisque je ne fais que passer
Passer, repasser, sur la vie de tout le monde.

L'allure d'une créature vagabonde.

On suit la flèche, on suit le courant.

On s'empêche, pas moyen de passer devant.
On suit la majorité qui l'emporte. On fuit la minorité : à la porte!
J'entends les vents contraires qui parlent d'erreur horaire.
J'entends les dieux qui se questionnent, j'entends la crainte qui raisonne:
Serions-nous au 21e siècle?
Aucune importance puisque

Je ne fais que passer...
A travers les années, à travers les allées
Et je ne perds pas mon temps puisque
je ne fais que passer...
Au milieu des passants.
En attendant de passer
De l'autre côté du versant.



Julie


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